
Trois films en deux jours, week-end gris, glacé, trempé.
L'heure d'été, Olivier Assayas (Fr., 2008)
MK2 Beaubourg, samedi 19h45.
Cette heure où leur mère meurt, et qu'ils doivent gérer le patrimoine, les secrets et les souvenirs. On aurait bien aimé faire des chambres d'hôte dans la ferme de mon grand-père. Marcher sur ses terrains. Personne ne peut gérer ça. Tout va être dilapidé. Sûrement des Anglais amoureux du terroir, du Périgord noir.
On ne fera plus attention à la chienne, quand on ouvrait le portail rouillé.
Délivrez-nous du mal, d'Amy Berg (US, 2008)
MK2 Beaubourg, dimanche 13h25.
La pédophilie la plus crue, la plus sordide, celle de l'Église catholique, ignorée par les plus hautes sphères de l'évêché, de toute la communauté. Des familles entières décimées par l'effroi, la honte, la douleur. Des témoignages glaçants, prêtre prédateur, hiérarchie solidaire, de sa petite paroisse à Benoît XVI, accusé aujourd'hui de masquer la tragédie, véritable fléau de la religion catholique.
3h10 pour Yuma, James Mangold (US, 2008)
MK2 Quai de Loire, dimanche 19 heures.
Pluie battante. Chocolat chaud. Russel Crowe en chef de gangsters période cow-boys et indiens. Ce film donne envie de boire du whisky dans les saloons, de monter à cheval dans les prairies américaines où le train n'est pas encore passé. Avec Baptiste, on s'est dit qu'en février 2009, on serait à
Los Angeles. Lui barman, et moi à servir du café. Le rêve américain avant qu'on soit trop vieux.